Tribute to Jérôme Brézillon par Brigitte Ollier

Brigitte Ollier, journaliste à Libération, rend hommage à Jérôme sur son blog.

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Un jour d’automne, à Dunkerque. Jérôme Brézillon paraît venir d’une autre planète avec son visage confiant et cette chevelure digne du temps de la comtesse de Ségur, une beauté transparente qui convient aux hommes tranquilles. Il ne se prend pas au sérieux, il est là pour photographier William Eggleston pour un journal, peut-être un hebdomadaire spécialisé, musique ? William Eggleston n’apprécie guère d’être photographié, mais Brézillon tient bon d’autant qu’il n’est pas le seul photographe, c’est la règle du jeu, il faut sans cesse trouver sa place, dur métier. (…)
Brigitte Ollier

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Jérôme Brézillon

Redux Mag

Nous avions eu l’immense plaisir de publier ses photographies dans notre numéro d’automne sous le titre Bas-Côté. Lors de la préparation de cette belle série de voitures abandonnées et baignées d’une lumière douce et enchanteresse, on s’était plu à évoquer ses portraits les plus marquants comme celui du groupe At the Drive In. (…)

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© Jérôme Brésillon

© Jérôme Brésillon

L’image du bison…

Il y a presque dix ans, les lundi soirs, plusieurs photographes se retrouvaient pour jouer au football, sur un terrain surplombant le périphérique, porte d’Asnières. Je me souviens y avoir croisé des photographes de l’Agence Vu, du collectif Tendance Floue et d’ailleurs… et Jérôme…

Jérôme était attaquant, je jouais dans les buts. On se connaissait à peine.

Une image est inscrite dans ma mémoire… Celle de Jérôme, driblant un, deux puis trois joueurs, d’une foulée fière, puissante et décidée… se présentant seul face à moi pour conclure d’un but une magnifique action de jeu.

Sauf que…

Je ne sais pas comment j’ai fait, j’ai plongé dans ses jambes et lui ai ôté l’occasion de marquer un but dont tout le monde, présent ce jour là, se serait souvenu.

Chaque fois que nous nous sommes revus, j’ai toujours pensé qu’au fonds de lui-même, il m’en voulait un tout petit peu de lui avoir empêché d’avoir marqué ce superbe but… tout en étant admiratif du geste improbable que j’avais réalisé pour dévier le ballon hors des buts.

Chaque fois que je voyais Jérôme, je le voyais débouler sur moi. Et à chaque fois, l’image d’un bison fonçant sur moi me revenait !

T.C

Libération : « Jérôme Brézillon, un œil de Sioux se ferme » par Gérard Lefort

Le photographe Jérôme Brézillon, né le 23 juin 1964, est mort des suites d’un cancer dans la nuit de jeudi à vendredi. Il était de longue date un bon compagnon de route de Libération. Par exemple et pour mémoire, au festival de Cannes en mai 2007, où ce fut un vrai plaisir de le côtoyer, acharné au travail, jamais content de lui (ce qui est toujours très bon signe), gars faussement rustaud car cœur tendre évidemment, faussement taciturne aussi, car toujours sur la brèche d’une blague (notamment au téléphone, où il était champion pour mimer la colère). (…)

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Capture d'écran de Libération du 3 et 4 mars 2012

Capture d’écran de Libération du 3 et 4 mars 2012

 

Libération Next : « Jérôme Brézillon, dure évasion »

Nous lui avions confié en 2001 à l’occasion des élections municipales la difficile mission de photographier tôt un arrondissement de Paris chaque jour. «Paris se réveille» était ainsi immortalisé par des poulets de la rue de Bretagne, une ombre furtive boulevard Saint-Germain, ou un tuyau suspendu au dessus de la Seine dans le IVe arrondissement. De quoi dérouter un journal qui pourtant en a vu d’autres. (…)

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Série On Board. 2011 - Photo Jérôme Brézillon

Série On Board. 2011 - Photo Jérôme Brézillon

Les Inrocks : « Les silences parlants de Jérôme Brézillon me manqueront » par Serge Kaganski

Photographe régulier des Inrocks, de Libé, de Télérama, Jérôme Brézillon vient de raccrocher définitivement ses objectifs. Saloperie de la loterie de la santé. (…)
A titre plus personnel, je n’oublierai jamais son reportage dans le New Jersey sur les traces des lieux clés de Bruce Springsteen. Pendant trois jours, pour Les Inrocks, nous avions sillonné le Sud de l’Etat de Asbury Park à Freehold, et Jérôme m’avait impressionné par son laconisme eastwoodien, sa patience de sioux dans l’exercice des repérages, son professionnalisme sans faille. (…)

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