La Quinzaine Photographique Nantaise – Hommage

Souverains à la QPN

Nous avons croisé sa route en 2009, c’était le 1er opus de la QPN consacré à la « Nature humaine », l’édition avait pour thème « Nous ».
Nous avons alors exposé sa série Souverains, « des portraits et des paysages. Des portraits simples, debout, le sujet fait corps avec le paysage, dénué de nostalgie. » ainsi que l’a écrit Jérôme. (…)

QPN 2009 – Jérôme Brézillon from Association Triphase on Vimeo.

QPN

Tribute to Jérôme Brézillon par Brigitte Ollier

Brigitte Ollier, journaliste à Libération, rend hommage à Jérôme sur son blog.

Lire Tribute to Jérôme Brézillon

Un jour d’automne, à Dunkerque. Jérôme Brézillon paraît venir d’une autre planète avec son visage confiant et cette chevelure digne du temps de la comtesse de Ségur, une beauté transparente qui convient aux hommes tranquilles. Il ne se prend pas au sérieux, il est là pour photographier William Eggleston pour un journal, peut-être un hebdomadaire spécialisé, musique ? William Eggleston n’apprécie guère d’être photographié, mais Brézillon tient bon d’autant qu’il n’est pas le seul photographe, c’est la règle du jeu, il faut sans cesse trouver sa place, dur métier. (…)
Brigitte Ollier

Best regards, le site de Brigitte Ollier

Jérôme Brézillon

La Lettre de la Photographie rend hommage à Jérôme

La Lettre de la Photographie.com du 05.03.2012

(…) Son amitié surtout: elle était d’une telle clarté, franche et entière. Jérôme laisse une oeuvre photographique inachevée. Celle ci s’est construite surtout en Amérique, comme si la France trop petite manquait de perspectives et de souffle pour un homme tel que lui, épris des grands espaces, l’Amérique des grands mythes fondateurs, des tribus indiennes qui sous son regard reprenaient toute leur dignité, des autoroutes interminables et des motels sans qualités.

Lui même, tel un personnage de John Ford n’était jamais aussi heureux qu’au volant d’une de ces merveilleuses voitures à la découverte de l’Amérique profonde.

Pour son dernier projet qu’il n’a pu terminer , il a choisi de prendre le train sillonnant tout le pays à deux reprises, photographiant de sa fenêtre le pays tant aimé: On Board ! (…)
Denis Darzacq

« Ce matin j’ai recherché des photographies de Jérôme que j’avais prises en plein désert entre Tucson et El Paso, en 2001. Jérôme faisait des photos à El Paso. Je faisais des photos à Tucson.
3 semaines plus tôt , à Paris, nous nous étions donné rendez vous à mi-chemin, à Rodéo , au milieu de nulle part, à la frontière du Mexique. Nous avions fixé une date et une heure précise : midi au bar. Aucun moyen de se contacter, il fallait être là. Rodéo est juste une étape avec un saloon, une station service et une épicerie. Quelques maisons… et rien.

J’arrive au saloon, Jérôme est au bar. Il est arrivé 20 minutes avant moi. « Qu’est ce que tu prends ? Une Bud ? « . Le propriétaire du bar nous a hébergé. Nous sommes restés 2 jours. 2 jours extraordinaires. Nous avons roulé sur les pistes en faisant le plus de poussière possible, en écoutant Johnny Cash et en rigolant. Nous avons fait des photos et nous sommes repartis chacun de notre coté.
Patrick Messina

Jérôme Brézillon, Nouveau Mexique USA, 2001 © Patrick Messina

Jérôme Brézillon, Nouveau Mexique USA, 2001 © Patrick Messina

(…) Jérôme était un personnage singulier, brut, extraordinairement entier, qui nous saisissait de son regard et de son sourire pétillants d’ironie et de tendresse, nous attirait dans sa quête insatiable et émouvante des « lieux de vie où il n’y en a plus », de la vie à l’œuvre derrière le décor et le théâtre du monde : la beauté du vide des grands espaces américains et de sa « Stand art life », l’errance et le désir de souveraineté des indiens Sioux Lakotas, le doute des bourreaux de l’Oklahoma, Huntsville et son décor parfait de la peine de mort, l’esthétique des vieilles bagnoles américaines, le train et son panorama sur le réel…

« Je fais juste de la photographie par plaisir, je me promène et je fais des paysages. J’ai un billet aller-retour et pendant ce moment je roule, je m’arrête, je fais des photos, je roule, je m’arrête, je fais des photos, je n’essaye pas de raconter quoi que ce soit, j’évite juste les grosses villes et les gens, c’est à peu près tout. Mon but c’est un peu de me perdre. J’aime bien ces lieux de vie, quand il n’y en a pas. Ce sont des endroits où je suis bien avant tout, je prends du plaisir à cadrer, je prends du plaisir à attendre la lumière. J’aime bien quand les lumières se mélangent, la lumière du jour et la lumière urbaine. Je suis là mais je suis presque plus spectateur qu’autre chose. Ce qui m’intéresse c’est d’être seul, c’est presqu’une fiction, comme un décor et je me promène dans ce décor, et tout ça, vide, c’est juste beau. » (…)
Séverine Morel

Lire l’article entier : La Lettre de la Photographie.com du 05.03.2012

Redux Mag

Nous avions eu l’immense plaisir de publier ses photographies dans notre numéro d’automne sous le titre Bas-Côté. Lors de la préparation de cette belle série de voitures abandonnées et baignées d’une lumière douce et enchanteresse, on s’était plu à évoquer ses portraits les plus marquants comme celui du groupe At the Drive In. (…)

Lire l’article sur le blog de Redux Mag

© Jérôme Brésillon

© Jérôme Brésillon

Prix du Club des DA pour Jerôme Brézillon

Un sujet personnel de Jérôme a inspiré l’équipe de Gédéon qui a donné naissance a cette belle série. Série qui s’est vu remettre le Prix du Club des Directeurs Artistique
dans la catégorie Habillage de chaîne TV.

http://www.cendrinegabaret.com/blog/prix-du-club-des-da

On peut y lire le témoignage de Jérôme qui raconte sa collaboration avec Gédéon :

Ce qui m’intéresse dans l’image et en particulier dans la photographie c’est le moment de prise de vue,  j’attache de l’importance a éprouver du plaisir, il faut qu’il soit simple, détendu mais efficace. Je pense que l’équipe de Gédéon travaille dans cet esprit et que cela se ressent dans les images, cela leur donne une certaine forme de spontanéité et de fragilité. (…)

et on peut y voir les videos résultant de ce travail.